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Village de l'ancien Vermandois, situé dans une immense plaine élevée et ondulée, à 58 km au nord de Laon et 18 de St-Quentin, autrefois de l'intendance d'Amiens, des bailliage et élection de St-Quentin, du diocèse de Noyon, aujourd'hui du canton de Bohain, arrond. De St-Quentin, diocèse de Soissons.

Au début du 13ème siècle, Thomas, seigneur de Fontaine-Uterte, en réparation des dommages qu'il avait causé à l'abbaye du Mont-St-Martin, lui abandonna à son tour ce qui lui appartenait du territoire de Brancourt, sous la condition que les religieux lui paieraient un trécens annuel de 35 muids de blé, à la mesure de St-Quentin.

Au commencement du 12ème siècle, le terroir était encore inculte et désert ; mais Baudoin, abbé d'Isle, à qui il appartenait en grande partie, l'ayant donné en 1136 aux Prémontrés du Mont-St-Martin, ces religieux le défrichèrent et y construisirent une ferme, origine du village actuel, laquelle prit le nom de Brancourt en souvenir de l'ancien état du terroir : bran ou brehain, est un vieux mot qui signifie stérile, inculte, curtis veut dire ferme ou métairie.

Selon un usage à peu près général au Moyen Age, dans les lieux non constitués en communes, la charge de maire était héréditaire dans les familles.

 Adam, maire de Brancourt, vendit en 1177, la mairie de ce village à l'abbaye du Mont-St-Martin, moyennant un cens annuel et perpétuel de 6 muids de froment, à la mesure de St-Quentin. Il n'est pas alors sans intérêt de faire connaître les droits alors attachés à cette mairie.

Le mayeur de Brancourt avait le trait (tractum) et la garde du terrage ; le gromum, le rehaltonem, les gerbes déliées, les cyrothecas, le rachat des terres, le four (banal), le stallage, le forage, le bois mort, une obole par voiture à deux roues du bois vendu, un denier par voiture à quatre roues, quatre deniers par motte de charbon ; pour le bois de charpenterie, un denier par voiture à deux roues et deux deniers par voiture à quatre roues.
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